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  • Oli Moreaux

Le jogging de la principauté de Chimay : Si vous passez un soir par nos grands bois...

Les étudiants bambochards auront reconnu sans peine dans le titre les premières paroles de la Chimacienne, hymne bien connu des cercles estudiantins où se rassemblent les filles et fils de cette belle région ainsi que tous ceux que les breuvages de l’Abbaye de Scourmont attirent.

Et des grands bois, il en sera question tout au long d’un parcours qui n’offrait que fort peu de répit aux 900 coureurs qui avait rallié le Collège Saint Joseph d’où s’élançait cette quatrième manche du challenge Delhalle.

Après une traversée du vieux Chimay, son beffroi et sa collégiale, il était temps d’une révérence à la Princesse de Chimay qui, sur le parvis de son château, scrutait le peloton d’un regard toujours vif malgré son grand âge.

Le château de Chimay sous un soleil estival

Las, les bois du Prince nous attendaient déjà pour une première partie boisée sans réelle difficulté. Le peloton, rejoint par les 300 adeptes de la petite distance, s’étirait sous un soleil généreux et un mercure qui atteignait les 25 degrés sans vergogne.


A peine sorti du bois et la localité de Virelles nous attendait pour un premier ravitaillement placé un peu loin à mon goût. Le gobelet à peine bu et le temps de tremper la casquette dans le seau prévu à cet effet et je me retrouvais dans la première difficulté du jour, une belle côte en plusieurs paliers où des spectateurs avaient eu l’outrecuidance d’organiser un ravitaillement à la trappiste. Dénigrant le houblon, j’atteignais le sommet sans coup férir et plongeais dans un sentier monotrace qui par temps de pluie aurait pu se révéler bien piégeux.


De pluie, il n’en était guère question et si la fraîcheur des sous-bois contrastait avec les parties dénudées, quelques vaches et leur veau se joignaient au cortège des coureurs pendant quelques hectomètres. Passant outre une clôture qui avait connu des jours meilleurs, les ruminants s’en donnaient à cœur joie et couraient à côté des participants, en effrayant certains, en amusant d’autres.

Deuxième ravitaillement après 8 km et au pied de la terrible côte de Vaux, sans jeu de mot. Beaucoup y tombèrent sur un os et durent se résoudre à y marcher tant elle fait mal après la succession de bosses. Au moment de quitter l’asphalte et de retrouver des frondaisons ombragées, le tracé s’élève encore et ce n’est qu’au panneau 9 km que la descente s’amorce enfin.

Elle est vertigineuse et emmène les coureurs à l’Aquascope de Virelles. Endroit empli de quiétudes et apte à redonner un peu de fraîcheur aux participants.

L'étang de Virelles

A la sortie des étangs, il reste 3 km et la célèbre traversée du café des touristes où le patron, enjoué, nous propose une trappiste pour mieux repartir. On quitte Virelles pour rentrer à nouveau dans les bois du Prince pour un dernier ravitaillement et une dernière ascension qui ruinera mes derniers espoirs de rallier l’arrivée à plus de 12 km/h.


Cette dernière est franchie en 1H15’15’’ pour 14,3 Km. Trois minutes de plus que l’an passé mais en convalescence depuis la mi-mars, je ne vais pas faire la fine bouche d’autant que le mollet a tenu. Ensuite, un ravitaillement bien fourni, des douches, des kinés ont agrémenté une troisième mi-temps où la trappiste coulait à flot. La tombola ne sacrifiait pas à la tradition et offrait à son lauréat principal son poids en produits du terroir.

Bref, une organisation impeccable sur un parcours magnifique, riche en panoramas variés et peu évident. On s’étonnera par contre que le chronométreur ait placé un tapis au départ et à l’arrivée mais que le classement tienne compte uniquement du temps brut et non du temps net. Vu la foule présente, les derniers ont franchi la ligne de départ plus de deux minutes après les premiers. C’est anecdotique mais j’aimerais comprendre.

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